Affaire Dittli

J’ai lu avec intérêt votre titre « Valérie Dittli est candidate, et cela va provoquer une belle bagarre au PLR ». Votre journaliste parvient à affirmer, dans le même article, que le PLR muselle ses élus, les empêchant d’exprimer leur propre opinion et les obligeant à suivre leur présidente ainsi que leurs conseillères et conseillers d’État, tout en soulignant qu’ils ont pourtant choisi de soutenir l’initiative des 12% contre l’avis de ces mêmes représentantes et représentants au Conseil d’État. Là où vous voyiez un schisme, d’autres voient un parti ouvert et démocratique dont la cohésion est assez bonne pour se permettre des discussions.

Comment peut-on à la fois nier aux élus le droit de s’exprimer et reconnaître qu’ils s’opposent à leurs propres représentantes et représentants au Conseil d’État? Par ailleurs, je ne me souviens pas d’avoir jamais vu un élu, quel que soit son bord politique, soutenir un candidat à un Exécutif qui ne faisait pas partie de son alliance.

En tant qu’ancien élu communal et nouveau député, j’apprécie justement la liberté que le PLR offre à ses membres de défendre leurs idées et d’engager des débats. Des qualités rares dans le paysage politique.

Henri Klunge, député, Lausanne

Réaction parue dans la rubrique Courrier des lecteurs du journal 24heures, du 20 août 2026.

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